Pendant les dernières élections municipales, j’ai eu l’occasion d’être directement confronté à une expérience d’organisation politique dans mon quartier et à ses conséquences réelles sur le vote des électeurs. Cette observation m’a amené à me poser des questions sur l’utilité réelle des pratiques mises en place lors des campagnes électorales. Elle m’a fait penser à des scrutins récents où ces mêmes pratiques ont été interrogées, notamment la campagne de Kamala Harris en 2024 en Pennsylvanie et les élections présidentielles roumaines de 2024 et 2025. Je suis donc allé consulter la presse scientifique et les études existantes sur le sujet pour voir de quoi il en retournait. Alors que la campagne pour la présidentielle de 2027 est officiellement en train de débuter, je pense qu’il est intéressant pour les citoyens, les journalistes et les militants de s’intéresser et de s’interroger sur leurs pratiques politiques.
Je vis dans un quartier isolé de ma commune, loin du centre-ville. Il est difficile d’y accéder, tant la pente est élevée. Il s’agit d’un quartier banal d’habitations : quelques grandes tours d’immeubles entourées de maisons individuelles et de quelques jardins privés. Nous avons un supermarché et pas grand-chose d’autre. Autant dire que pour un parti politique qui veut maximiser ses chances d’élection, nous ne sommes pas une cible idéale. Mes échanges avec des voisins m’ont permis d’apprendre que lors des dernières élections municipales, ils n’avaient pas vu l’ombre d’un parti ou de militants, seulement quelques affiches dans les rues. Je suis allé vérifier dans les archives de la presse locale : dans les différents articles évoquant le porte-à-porte des deux principaux partis de gauche et de droite, notre quartier n’est jamais mentionné. Ce ne fut pas le cas lors des dernières municipales, à l’occasion desquelles un petit parti anticapitaliste de gauche, se présentant sans étiquette sous une liste citoyenne, a décidé d’investir notre quartier. Non pas en organisant quelques distributions de tracts ou quelques porte-à-porte. Non. Ils ont mis en place une stratégie militaire, avec une présence accrue quasiment toute la journée dans l’ensemble du quartier.
“J’ai vu fleurir des affiches de ce parti un peu partout dans le quartier.”
C’est en allant faire mes courses au supermarché que je les ai remarqués pour la première fois. Ils étaient une dizaine devant l’entrée à distribuer un petit manuel d’une dizaine de pages. Ils ne parlaient pas des élections, mais du pouvoir d’achat, de la guerre en Ukraine, de Gaza, ainsi que de sujets locaux. J’ai eu une conversation avec l’un des membres ; il était souriant, affable, j’ai passé un bon moment. Nous avions des désaccords, mais c’était intéressant. J’ai pris son manuel, puis je suis allé faire les courses. En rentrant, j’ai parcouru le manuel et j’ai découvert qu’il s’agissait d’un manuel anticapitaliste, comportant des citations de Marx, Lénine et Trotsky un peu partout. Comme je suis d’un naturel curieux, j’ai essayé de voir si je trouvais des informations sur ce manuel en ligne, car il n’y avait aucun lien vers un site web ou vers une association. Au bout de quelques clics, j’ai finalement découvert qu’il s’agissait d’un manuel publié par un parti trotskyste dont j’ignorais l’existence.
Dans les jours qui ont suivi, j’ai vu fleurir des affiches de ce parti un peu partout dans le quartier. Nous avions déjà quelques affiches des autres partis candidats à la mairie, mais c’était la première fois que nous voyions une telle profusion d’affiches appartenant à un seul parti. Honnêtement, même pour les personnes qui, comme moi, parfois ne font pas attention, en marchant, à l’environnement qui les entoure, il était impossible d’éviter ces affiches. Je ne sais pas si c’est parce que notre quartier est isolé, mais pendant toute la campagne, les militants de ce parti ont pu coller leurs affiches un peu partout dans l’illégalité sans qu’aucune opération de la mairie ou des services de nettoyage ne soit mise en place. Pendant les mois de la campagne, un étranger venant dans notre quartier aurait pu facilement imaginer que nous étions un quartier d’extrême gauche luttant contre le « grand capital » et souhaitant le retour d’une société communiste.
Des fêtes et des barbecues gratuits
Mais ces actions d’affichage légal ou sauvage n’étaient que la partie immergée de leur stratégie politique. Dans les jours qui ont suivi, ils ont multiplié leur présence aux horaires clés de la journée devant le supermarché. Je les croisais désormais quasiment chaque fois que je faisais mes courses. Désormais, ils distribuaient ouvertement des tracts pour l’élection de leur candidat à la mairie. Ils ont varié les distributions de tracts : parfois ils avaient un stand avec des livres à vendre, parfois ils distribuaient des bonbons si on prenait leurs tracts. Quelques jours avant le scrutin, ils ont même proposé un barbecue gratuit sur le parking du supermarché, avant de se faire déloger par le service de sécurité du magasin. Ils ont aussi organisé, dans le petit parc du quartier, des fêtes tous les dimanches, avec barbecue, concerts gratuits, activités pour les enfants, etc. Ils étaient toujours un petit groupe de trente personnes à tout planifier. Ça a été un moment de joie dans le quartier, surtout pour les enfants. Notre quartier si calme et endormi devenait soudainement rempli de musique et de cris d’enfants. Ils ont également mis en place, dans les deux dernières semaines de la campagne des municipales, des actions de porte-à-porte. Encore une fois, ce fut le seul parti à faire ça.
“J’étais impatient d’être au jour du vote.”
De cet investissement politique intense et remarquable, j’ai été frappé de voir, que malgré l’anonymat national et même local du parti, les gens ont réagi positivement à ces actions. J’ai bien été quelque fois témoin d’anicroches lors de la distribution des tracts, il y régnait toujours un bon esprit. Si, à la fin, le responsable du supermarché a fini par leur interdire son parking, c’était uniquement à cause du barbecue et donc sûrement pour des raisons de sécurité et de propreté, et non pour des raisons politiques. Les gens venaient régulièrement aux fêtes que le parti organisait et j’ai même vu des personnes revenir plusieurs fois, comme moi. Les voisins avec qui j’ai parlé, si dans leur majorité ils étaient opposés aux idées de ce parti, ont tous évoqué la gentillesse et l’amabilité des militants, la vie que le parti a apportée dans le quartier, les distributions gratuites de nourriture, les concerts, etc. L’autre discours que j’ai beaucoup entendu de la part de mes voisins, c’était qu’enfin des politiques venaient dans notre quartier et que ça faisait du bien. J’ai essayé de me renseigner pour savoir si le parti avait fait la même chose dans la ville. Apparemment, ils ont été présents dans un autre quartier, mais uniquement en tractant et par le porte-à-porte. J’ai parfois croisé des militants du parti dans le centre-ville, mais ils étaient beaucoup moins présents que les partis favoris à l’élection. Il semble qu’ils aient mené campagne intensivement dans mon quartier, mais encore une fois, je manque d’éléments, connaissant peu de monde ailleurs dans ma ville. J’ai cherché dans la presse locale, mais je n’ai trouvé que des articles sur les deux candidats favoris pour le poste de maire. Seul le magazine de la ville a indiqué, dans un petit paragraphe, que le parti trotskyste organisait un concert tous les dimanches dans tel parc de la ville, mais rien sinon, même sur les réseaux sociaux. Personnellement, j’étais impatient d’être au jour du vote. J’avais déjà entendu parler de campagnes politiques d’une telle ampleur, mais la vivre directement éveillait en moi énormément de curiosité. Est-ce que le parti allait faire un bon score au niveau de la ville ? Et surtout dans mon quartier ? Est-ce que l’abstention, actuellement très forte, allait baisser ? Et plein d’autres questions.
“Personne n’a été séduit par leurs idées, par ce qu’ils ont mis en place.”
Je vais briser tout suspense : les actions politiques de ce parti dans mon quartier n’ont eu aucun effet. Dans le bureau de vote, ils ont obtenu le score de 0,2 % des inscrits, soit 24 personnes, moins que leur nombre total de leurs militants actifs pendant toute leur campagne. Au niveau de ma ville, c’est un peu mieux puisqu’ils obtiennent un score de 0,4 % des inscrits. Je n’ose imaginer comment ces militants passionnés, qui ont tant donné pendant des semaines, doivent être dépités. Car si j’ai évoqué en détail plus haut les actions déployées par ce groupe politique et le temps que cela leur prenait, j’imagine que, vu l’organisation de leur action politique, il y a en amont des heures de travail, de réunion, etc. Consacrer du temps à servir une cause en laquelle on croit, prendre peut-être des congés, au détriment du temps passé avec sa famille, ses enfants, ses proches. Autant d’efforts pour un résultat aussi petit. Je soulève même l’hypothèse que les 24 électeurs ayant voté pour eux ne sont que les militants de ce parti, personne d’autre. Sur le plan politique, cette campagne n’a pas eu l’effet escompté. Personne n’a été séduit par leurs idées, par ce qu’ils ont mis en place. Personne n’a voté pour eux, par exemple, juste pour les remercier pour leurs concerts ou les repas gratuits. Personne.
Un parti trotskiste inconnu dans un quartier qui vote majoritairement à droite
Comment analyser cet échec ? Premièrement, il s’agissait d’un parti inconnu. Même s’il a pu susciter de la sympathie, les électeurs votent généralement pour ce qu’ils connaissent et qu’ils identifient dans leur entourage, dans les médias et sur les réseaux sociaux. La deuxième raison est le positionnement politique du parti, évidemment. Ma ville vote majoritairement à droite, les partis d’extrême gauche, d’autant plus trotskystes, ne sont pas très populaires. Peut-être, aussi, que des électeurs voulant voter pour ce parti ont finalement voté pour d’autres partis pour des raisons stratégiques, ou que les personnes ayant participé aux événements des militants ne soient pas venues voter. Je ne m’attendais pas à ce qu’ils réalisent un score extraordinaire ; j’avais parié autour de 5 %. Mais ce qui me choque le plus, c’est l’absence de résultats, même le plus infime. Ces militants ont été présents pendant des semaines, ont donné de leur énergie, ont organisé des événements populaires, ont pendant plusieurs mois modifié la vie d’un quartier et ils n’ont même pas réussi à agréger autour d’eux quelques dizaines de personnes.
Le militantisme politique doit-il évoluer ?
Au vu de ces résultats, on peut se demander si les actions traditionnelles que sont le porte-à-porte, la distribution de tracts, l’échange politique, les événements, etc., mises en place par les partis politiques, sont efficaces. Et si, à l’heure de la montée des mouvements d’extrême droite dans le monde qui utilisent très peu ces méthodes, le militantisme politique ne doit-il pas évoluer ?
La campagne présidentielle américaine de 2024 a été au cœur de ces débats sur la pratique politique. Le camp démocrate a dépensé des dizaines de millions de dollars pour sa campagne en Pennsylvanie. Des moyens considérables ont été mis en place, dignes d’une organisation militaire. Les comtés indécis qui pouvaient faire basculer l’État, soit pour Trump soit pour Harris, ont été, pendant des mois (déjà bien avant l’abandon de Joe Biden en faveur de Kamala Harris), traversés de fond en comble par des centaines de milliers de militants démocrates. Des tracts étaient distribués toutes les semaines, de grandes sessions de porte-à-porte étaient organisées. Dans tous les comtés clés de la Pennsylvanie, on ne voyait que des militants ou des élus démocrates. Les Républicains étaient, eux, en revanche absents. Comparativement aux démocrates; Donald Trump a consacré très peu d’argent à sa campagne en Pennsylvanie. Il a fait le choix de miser sur quelques meetings dans l’État (mais moins que Kamala Harris) et, surtout, il a estimé que la campagne allait se jouer uniquement en ligne.
“Les campagnes politiques se jouaient désormais sur Internet.”
La veille du jour du scrutin, le parti démocrate a organisé une dernière session de porte-à-porte et de tractage dans tout l’État. Ils ont réuni dans l’État le plus grand nombre de militants jamais réunis dans l’histoire politique américaine. Les militants ont pu rencontrer des dizaines de milliers de personnes dans des comtés clés. Pourtant, le lendemain, malgré tous ces efforts imposants, Donald Trump remportait l’État haut la main. Pire, dans les comtés où les démocrates avaient concentré la majorité de leurs efforts, ils obtenaient un score inférieur à celui obtenu, tant pendant la campagne de Joe Biden en 2020 que lors de la campagne d’Hillary Clinton en 2016. Finalement, l’absence de grande campagne de mobilisation des Républicains en Pennsylvanie avait été payante : Trump avait vu juste, les campagnes politiques se désormais jouaient sur Internet.
Une autre élection, cette fois-ci en Europe, semble confirmer cette hypothèse. Quelques semaines après l’élection américaine, en Roumanie, le 24 novembre 2024, au premier tour de l’élection présidentielle, Calin Georgescu, un candidat encore inconnu il y a quelques semaines, crée la surprise en arrivant en tête. En quelques semaines, il est passé de moins de 10 % d’intentions de vote dans les sondages à plus de 20 %. Cette progression rapide, il la doit à une stratégie agressive sur TikTok. Entre octobre et novembre 2024, ses vidéos sont passées de 14 000 vues en moyenne à plus de 17 millions de vues, et jusqu’à 45 millions de vues dans les derniers jours de la campagne. Dans le même temps, toujours sur TikTok, les comptes de ses principaux adversaires ont été ciblés par une attaque coordonnée des soutiens de Georgescu qui appelaient, sur leurs publications, à voter pour ce dernier. Cette viralité en ligne a permis de mobiliser des jeunes et des personnes qui ne votaient jamais en Roumanie : 40 % de ses électeurs n’avaient participé à aucune campagne auparavant. Si l’élection a finalement été annulée suite à des soupçons d’ingérence russe dans la campagne, l’exemple roumain montre, comme l’exemple américain, à quel point une campagne en ligne peut être efficace pour convaincre ou mobiliser les électeurs. En Roumanie, l’impact de cette élection a été tel que, lors des élections présidentielles suivantes, quasiment tous les partis ont mobilisé l’ensemble de leurs moyens pour militer en ligne, notamment sur TikTok, au détriment des actions de terrain.
Porte-à-porte : l’exemple des Témoins de Jéovah
Si ces exemples mettent en évidence les échecs de campagnes traditionnelles, regardons ce que dit la science sur le sujet. Ce qui est intéressant, c’est qu’il existe dans le monde une organisation religieuse qui met peu ou prou en place les mêmes méthodes que les partis politiques pour séduire de nouveaux adeptes : les Témoins de Jéhovah. Les études menées sur le courant religieux montrent que les visites à domicile des Témoins de Jéhovah ont une efficacité quasiment nulle, surtout au vu du temps consacré. L’impact des distributions de tracts et de la présence régulière des Témoins dans les espaces publics est, lui aussi, très limité. Sauf que sii ces pratiques permettent de ne recruter presque aucun nouveau membre, elles accroissent au contraire la cohésion des membres de la communauté. Les liens entre les membres sont renforcés, ainsi que l’envie de consacrer leur vie à la cause religieuse.
En mettant en avant le porte-à-porte comme le moteur principal du succès électoral, certains auteurs soulignent l’importance vitale de mobiliser les abstentionnistes par ce contact direct. Cette stratégie a d’ailleurs enregistré des résultats surprenants lors de la campagne présidentielle de 2012 : des électeurs initialement séduits par le Front national ont finalement décidé de voter pour François Hollande après un porte-à-porte. Souvent caractérisés par leur indécision politique et leur volonté de protester, ces citoyens semblent dès lors particulièrement réceptifs à cette forme d’approche terrain.
Des interactions trop brèves, des échanges trop froids et impersonnels
Ces travaux sont néanmoins nuancés par des chercheurs comme Julien Talpin et Romain Belkacem qui s’interrogent sur la réelle efficacité d’interactions aussi brèves. En observant la manière dont les militants s’approprient cette pratique, ils constatent que le discours utilisé, qui se limite généralement à une simple récitation du programme officiel, reste souvent trop froid et impersonnel. Contrairement au modèle américain où le volontaire partage ses convictions personnelles pour créer un lien, le porte-à-porte français s’apparente de fait fréquemment à un tractage verbal, qui ne dure que quelques secondes.
Cette analyse rejoint les conclusions de Joshua Kalla et David Broockman, dont les études menées aux États-Unis montrent un effet de persuasion proche de zéro lors des campagnes électorales. Leur travail démontre que si le contact direct permet d’identifier les sympathisants et de les inciter à se rendre aux urnes, il échoue presque systématiquement à faire changer de camp un électeur convaincu. Ainsi, la valeur du porte-à-porte se révèle plus organisationnelle que persuasive, car il sert surtout à activer sa propre base plutôt qu’à convertir ses opposants. Cette méthode se heurte de plus à des obstacles logistiques et éthiques majeurs,, comme le coût humain élevé et la difficulté de ciblage due à la politique de protection des données en France. En mobilisant une énergie considérable pour un résultat parfois imperceptible sur l’opinion, le porte-à-porte risque de devenir un outil qui accentue les inégalités entre les partis disposant de nombreuses ressources et les autres. Finalement, bien que cette technique soit un pilier de la communication politique moderne, elle interroge sur la qualité réelle du débat démocratique lorsqu’elle privilégie l’efficacité électorale immédiate au détriment d’une délibération profonde et durable.
“Pour que la mobilisation terrain soit plus efficace, elle nécessiterait une connaissance profonde des profils des électeurs présents sur le territoire.”
Les contraintes juridiques, logistiques et organisationnelles étant différentes dans chaque pays,, il serait compliqué de tirer une conclusion unique et définitive des résultats des différentes études, pourtant nombreuses, sur le sujet. Néanmoins, les exemples précités montrent que le porte-à-porte et le tractage sont des outils paradoxaux, dont la force réside moins dans leur capacité à convaincre qu’à mobiliser. Finalement tracter ou faire du porte-à-porte reflète davantage la volonté des partis d’être présents dans l’espace public, de donner un rôle à leurs militants, qu’une intention de créer un véritable espace démocratique et de séduire les électeurs opposés. Pour que la mobilisation terrain soit plus efficace, elle nécessiterait une connaissance profonde des profils des électeurs présents sur le territoire, ainsi qu’un temps d’échange sur le long terme, que les contraintes des campagnes électorales ne permettent que rarement. Une stratégie que semble mettre en place le Rassemblement national si l’on en croit le documentaire diffusé récemment sur France 3 au sujet d’une section militante de la Sarthe. Le tractage reste important pour mobiliser ses militants et soutiens, mais il s’avère insuffisant pour espérer remporter ou modifier la tendance d’une élection. À l’ère des campagnes en ligne et des réseaux sociaux, la question se pose : les partis devraient-ils désormais consacrer moins de moyens au terrain et en engager davantage sur les réseaux sociaux ?
Sources :
Prédication des Témoins de Jéhovah — Wikipédia
TOC-TOC, LA POLITIQUE FRAPPE A VOTRE PORTE. Le porte-à-porte: de la théorie à la pratique électorale
Frapper aux portes pour gagner les élections ? | Cairn.info
Le porte-à-porte, ce mirage politique