La mort tragique de Quentin D., survenue le 14 février 2026 à Lyon, après une agression violente deux jours plus tôt, a plongé la France dans un tourbillon de deuil et de controverses. Ce jeune homme de 23 ans, étudiant en mathématiques et proche du collectif identitaire Némésis – un groupuscule se revendiquant féministe mais largement classé à l’extrême droite pour ses discours xénophobes liant violences sexuelles à l’immigration – a été tué en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Selon les premiers éléments de l’enquête, il faisait partie d’un service d’ordre informel chargé de protéger les militantes de Némésis venues perturber l’événement. Grièvement blessé, placé dans le coma, il n’a pas survécu. Ce drame humain, indéniablement poignant, aurait dû appeler à la retenue, à l’attente des conclusions judiciaires et à une réflexion collective sur les violences politiques qui gangrènent notre société. Au lieu de cela, il a été immédiatement instrumentalisé, transformé en arme politique par l’extrême droite, les groupuscules d’ultra-droite et même une partie de la droite républicaine, avec le concours actif de certains médias. Une seule cible obsessionnelle : La France Insoumise (LFI) et son leader historique, Jean-Luc Mélenchon, accusés d’être les instigateurs moraux de cette mort.
Cette mise en scène simpliste occulte la complexité profonde de la tragédie, et culmine dans une manifestation hallucinante à Lyon, le 21 février 2026, jour anniversaire du massacre du groupe Manouchian par les nazis, au cours duquel des néo-nazis ont défilé en hurlant des slogans racistes et homophobes. Ce déchaînement met en péril la République elle-même, et impose à la gauche la responsabilité impérieuse de s’unir pour remporter la bataille des idées…
La vérité d’abord
À propos de La pensée du jour
Cette rubrique accueille des chroniques, des lettres, des récits. Ici, la vérité est d’abord une exigence de bonne foi : dire d’où l’on parle, ne pas travestir, ne pas humilier.
Le “je” n’est pas un argument d’autorité : c’est un point de départ. Il ne remplace ni l’enquête, ni les données, ni le débat.