L’enlèvement de Nicolás Maduro par Donald Trump viole le droit international par l’atteinte à la souveraineté vénézuélienne. Selon la Charte des Nations Unies (art. 2, par. 4), les États doivent s’abstenir de toute menace ou emploi de la force contre l’intégrité territoriale d’un autre État.
Cela constitue une intervention illégale dans les affaires internes du Venezuela, contraire au principe de non-ingérence énoncé dans la résolution 2625 de l’ONU. Les États-Unis ne peuvent justifier une telle action sans mandat international, comme une résolution du Conseil de Sécurité.
Chef d’État en exercice, Maduro bénéficie d’une immunité « ratione personae » selon le droit coutumier international. Son enlèvement équivaut à une violation flagrante de cette immunité, similaire à des cas jugés par la CIJ (Cour Internationale de Justice), comme l’affaire Arrest Warrant. C’est un acte d’agression au sens de la résolution 3314 de l’ONU, incluant l’envoi d’agents pour des opérations subversives. Sans extradition légale via traité bilatéral (inexistant ici), c’est une « rendition » extrajudiciaire, condamnée par des traités comme la Convention contre la torture.
Au-delà du droit, cela crée un précédent dangereux : si une superpuissance peut kidnapper un leader élu (même contesté), cela ouvre la porte à des actions similaires par d’autres pays, comme la Russie en Ukraine ou la Chine à Taïwan, érodant l’ordre international basé sur des règles. Un tel précédent affaiblirait les institutions multilatérales comme l’ONU, encourageant la loi du plus fort. Les petits États perdraient confiance dans le système, menant à plus d’alliances défensives ou à une prolifération d’armes pour se protéger contre des ingérences arbitraires. Politiquement, cela risque de se transformer en conflits régionaux : alliés de Maduro (Iran, Russie, Cuba) pourraient riposter, menant à des tensions diplomatiques ou militaires.
Enfin, cela mine la crédibilité des USA en tant que défenseur de la démocratie, favorisant l’anti-américanisme et renforçant des régimes autoritaires. Un précédent comme celui-ci rendra le monde plus instable, où la force prime sur le droit, augmentant les risques globaux de chaos.