Dénonce ton asso : briser l’omerta du milieu associatif

Dénonce ton asso : briser l’omerta du milieu associatif
© Dénonce ton asso

Née en novembre 2025, l’initiative anonyme Dénonce ton asso met en relation victimes et témoins d’abus au sein d’organisations associatives. Un espace de solidarité pour rompre l’isolement et restaurer la confiance dans un secteur souvent perçu comme irréprochable.

Interview.

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots, ainsi que Dénonce ton asso ?

Nous protégeons notre identité depuis que d’autres comptes nous ont raconté faire l’objet de plaintes. Une personne qui tient un compte anonyme sans forme juridique comme le nôtre cumule cinq plaintes contre elle. Elle n’a pas suffisamment protégé son identité au début et des agresseurs l’ont attaquée au lieu de se remettre en question.

Dénonce ton asso a vu le jour le 20 novembre 2025. C’est une initiative de mise en relation de  victimes et (ou) de témoins d’actes répréhensibles dans le milieu associatif (ex. : maltraitance, abus, fraude, vol, dénigrement, harcèlement, bris de confidentialité, emprise, violences en tous genres, harcèlement, agression sexuelle, abus de pouvoir, abus de faiblesse, etc.)

Par crainte du rejet ou de la culpabilisation, les personnes témoins et victimes partent et (ou) s’isolent. Elles n’agissent généralement pas seules pour dénoncer des auteurs et autrices qui sont souvent bien vu.es dans le tissu institutionnel local.

Quand vous habitez dans un village, c’est pire. D’année en année, on retrouve finalement les mêmes personnes et les mêmes familles dans les activités publiques.

Paradoxalement, les gens pensent qu’il ne se passe rien dans leur village. C’est totalement faux.

Chaque fois qu’une personne bénévole de bonne foi est témoin ou victime d’actes de malveillance ou d’abus, de fraude ou autre, elle est déçue et choquée. Et quand les responsables ou les autres bénévoles freinent des quatre fers au moment d’agir ou d’ouvrir les yeux, c’est la confiance de la victime ou du témoin qui s’érode. Pourtant, le tissu associatif agit en complémentarité des institutions. Pourquoi laisser faire et refuser de se poser des questions salutaires pour éloigner les mauvais éléments ?

De notre côté, nous offrons un espace de consultation d’annonces anonymes et non diffamatoires, lequel permet aux victimes d’entrer en communication, de détricoter un système de mensonges parfois savamment élaboré, de se déculpabiliser et d’envisager ensemble, si tel est leur désir, des démarches de signalement ou plus.

Voici les valeurs et les principes qui nous guident :

  • Humanisme et empathie : Prendre connaissance de faits sans jugement, dans le respect et la bienveillance.
  • Solidarité et cohésion sociale : Participer à la construction d’une société plus juste en aidant les victimes à se regrouper.
  • Civisme : Considérer que les faits rapportés concernent l’ensemble de la société puisqu’ils sabotent la confiance de la population et des bénéficiaires.
  • Investissement, loyauté et confidentialité : Tenir compte du statut de victime et (ou) de témoin, assurer une communication claire et un suivi chaque fois que nécessaire. Demander la permission avant chaque geste (validation de la publication proposée, validation de la correspondance et du souhait de poursuivre).
  • Respect de la diversité sans discrimination, sexisme, validisme, âgisme et oppression sous toutes ses formes.

Nos crédos ?

  • Vous n’êtes pas seul.es victimes, mais vous ne le savez pas.
  • Le savoir, c’est le pouvoir.
  • Le « karma » est lent ? Prenez les devants.

Racontez-nous la genèse de Dénonce ton asso…

    Moi, créatrice, je cherchais une idée de lutte contre les violences associatives depuis quelques mois et cette idée m’est venue un jour, alors que je consultais le compte Instagram de Collectives, qui passe des appels à témoins dans le domaine des VSS. Je me suis dit que j’allais créer des appels à témoins et mettre en lumière des histoires vécues. Deux semaines plus tard, le compte était créé.

    Quel a été l’élément déclencheur de cette prise d’initiative ?

      J’ai fréquenté bon nombre d’associations. Au début, je ne remarquais jamais rien, sauf quand c’était flagrant. J’ai connu un organisme de bienfaisance où trois notables se sont unis pour détourner une somme énorme, avant d’attaquer la structure en justice. Devinez qui a perdu ? L’organisme a été condamné à verser des dommages et intérêts pendant des années. Pendant ce temps, sur place, l’électricité était coupée, les bénévoles faisaient le ménage des locaux, le loyer n’était pas toujours payé, etc. L’organisme n’avait, bien entendu, plus les moyens d’aider personne. Pour couronner le tout, des prédateurs.trices affluaient pour enfoncer un peu plus l’association ! C’est ainsi qu’un bon samaritain a proposé un prêt à 18 % d’intérêt. Il avait déjà créé une autre association dont le but occulte était de détourner des subventions (et ça marchait). Heureusement qu’il a été repéré.

      J’ai été aussi la confidente d’une personne dont l’amie (appelons-la Marie) volait régulièrement dans la caisse d’une entité d’aide aux personnes précaires, en plus de s’en vanter. Pourquoi ? Notamment parce qu’elle ne supportait pas la responsable (que nous appellerons Rose), désagréable avec tout le monde. Rose était d’un abord difficile pour une bonne raison. Comme elle se servait aussi dans la caisse, elle voulait décourager les interrogations. Il fallait aussi que tous les regards soient tournés vers le comportement problématique de Marie (personne ne connaissait l’étendue de ses méfaits à ce stade, mais elle critiquait tout le monde, ce qui suffisait à soulever l’inimitié). Quand Marie est partie, les membres se sont occupés de l’affreuse Rose, et quand cette dernière a été enfin remerciée, les recettes ont drastiquement augmenté sans changement de fréquentation (même si Rose avait prédit toutes les peines du monde au groupe qui lui survivait). Les membres ont eu des doutes dans leur coin et semblent en avoir plus ou moins parlé, peut-être entre ami.es, mais aucune vraie discussion analytique ne semble avoir eu lieu sur le sujet. C’est donc la porte ouverte à un épisode 2.

      Une autre fois, un vétérinaire m’a confié qu’il avait été bénévole dans une association de protection des animaux renommée. Il avait pour mandat d’éplucher des études cliniques. Quand il a mis le doigt sur des incohérences entre le plaidoyer et le contenu de certaines études, il a voulu en parler pour que l’association tente de repenser ses orientations. Cruelle erreur de jugement ! Une cadre de l’association l’a froidement relevé de ses fonctions sans tarder et on a révoqué ses accès du jour au lendemain.

      Quand j’ai finalement été victime directe, j’ai vu comment la mécanique – qui semble presque irréelle – fonctionnait. J’ai dénoncé un prédateur sexuel qui avait été admis dans une association pour personnes vivant avec un handicap.

      Je dis bien « pour » et non « de ». Parce que les responsables n’ont pas de handicap et se sont formé.es sur le tas. Vous allez comprendre en lisant la suite.

      L’association a été prévenue qu’il y avait un problème avec cet homme, mais a choisi de l’admettre quand même. Quelques mois plus tard, une victime s’est déclarée au sein de l’association. Non seulement la direction a soigneusement évité de la croiser pour qu’elle ne puisse pas raconter, mais une travailleuse sociale a jugé opportun de dire « qu’on ne savait pas si on devait la croire, parce qu’elle a fait un séjour en hôpital psychiatrique ». Cette personne est partie.

      Quelques mois plus tard à nouveau, une troisième victime (moi) est allée prévenir. On s’est initialement moqué de moi, puis on m’a demandé de ne rien dire à personne. Comme j’ai insisté et en martelant qu’il y avait eu un souci de gestion. Résultat : exclusion pour « manipulation » et « harcèlement ». La « gérante »  de l’association, qui en est la principale prestataire de services (ce qui est déjà douteux), a même demandé à l’organisme parrain de m’intimider par lettre recommandée. J’étais la troisième à donner l’alerte, mais cet organisme parrain a cru tout ce qu’on lui a raconté.

      Les gendarmes ont été très gentils, par contre. Le gars était connu de leurs services et il avait déjà fait plusieurs gardes à vue.

      J’avais aussi remarqué de la maltraitance et des manipulations. Peu de temps avant mon renvoi, un deuxième prédateur sexuel a été démasqué. Il n’a été renvoyé que lorsqu’il a agressé une membre influente de l’association. Celle-ci a expressément demandé à ce que je ne sois pas prévenue de son renvoi à cause de tout ce qui s’est passé, même si j’étais membre en règle. Résultat : quand elle a su qu’il avait tenté une manœuvre avec moi, elle a eu peur et m’a téléphoné. C’est elle qui m’a informée qu’il avait créé deux autres problèmes avec deux autres membres auparavant, et elle m’a fait croire que j’avais été oubliée dans les communications. Les deux autres membres ayant eu des problèmes ont tout intérêt à se taire si elles ne veulent pas que ça se passe mal pour elles, surtout la plus vulnérable des deux, qui se fera manger toute crue par la direction qui est pourtant sensée l’aider à s’affirmer dans notre société tout en lui offrant un cadre psychologiquement sécuritaire.

      Je pourrais continuer longtemps. En général, c’est tout un système qui est mis en place dès la création de l’association, quand la personne créatrice est mal intentionnée. Dans le cas que je vous décris, j’ai retrouvé cinq personnes ayant divers griefs contre cette association. Toutes pensaient soutenir la cause d’une manière ou d’une autre… toutes ont été évincées. Je me suis sentie extrêmement chanceuse d’avoir retrouvé ces cinq personnes : je tenais ainsi la confirmation que je n’étais qu’un témoin gênant, et certainement pas la manipulatrice harceleuse vexée qui était dépeinte.

      Il y a bien pire, mais je n’arrête là pour ne pas dire tout ce que je sais au cas où des protagonistes de l’histoire venaient à prendre connaissance de cette entrevue.

      Que sait-on, à date, du phénomène de maltraitance militante au sein d’organisations associatives ?

        Nous ne sommes pas outillés pour mener ce genre de travaux d’observation. Par conséquent, nous nous concentrons sur les récits qui nous sont directement confiés.

        Il existe quelques ouvrages sur les horaires à rallonge et les conditions de travail épuisantes du personnel des associations. Un sujet que nous ne maîtrisons pas.

        Des voix se sont élevées contre certains groupes militants ici et là, notamment dans Mediapart au sujet du Refuge (milieu LGBT) et du Comité Vérité et Justice pour Adama, mais il y en a bien d’autres. Il existe d’ailleurs un podcast qui traite des violences en milieu militant : De.chaines. 

        Le milieu associatif (à ne pas confondre avec le milieu militant) échappe à beaucoup de contrôles et jouit d’un préjugé positif au sein de la population. On y trouve des bénévoles qui sont là pour contribuer à la société, tandis que d’autres pillent le travail des autres, utilisent leur savoir et exploitent leur altruisme à des fins personnelles, dans le plus grand mépris de la cause qu’ils ou elles prétendent servir.

        On y trouve aussi, comme dans l’association évoquée plus haut, des gens qui savent que l’ARS, par exemple, subventionne des services aux personnes ayant tel handicap. Et parfois les personnes ayant un handicap doivent accepter de se plier à des demandes qui ne leur correspondent pas, mais qui arrangent les ambitions de la direction sans handicap.

        Sauf que les personnes ayant un handicap ne sont pas idiotes. Parfois, elles n’ont juste pas d’autre choix que d’accepter. Parfois, elles ont un long historique de harcèlement et n’ont pas la confiance qu’il faudrait pour faire face.

        Dans un autre ordre d’idées, énormément de personnes n’ont aucune, mais absolument aucune idée de la manière de gérer des abus sexuels au sein de leur association et finissent par se ranger du côté des agresseur.ses ou par punir les victimes d’une manière ou d’une autre. C’est exactement pareil dans le monde du travail ou dans la vie privée.

        Avez-vous mené un état des lieux dudit phénomène, si oui, par quels moyens et quel bilan en a-t-il résulté ?

          Non. Nous connaissons quelques dérives :

          • le phénomène du volontourisme
          • les rallyes qui se prétendent humanitaires auxquels il faut payer pour participer
          • les associations au nom parapluie qui cachent une dérive sectaire. Exemple inventé : l’Association pour l’épanouissement des mères et des enfants : qui serait contre ? Personne. Quelle est la mission ? Bonne question.
          • les associations qui sont en fait des entreprises : une prof de yoga qui crée une association pour disposer d’une structure de cours légale, par exemple. Mais nous n’avons rien contre ce type d’association-là.

          Et voici les sujets pour lesquels nous avons été majoritairement contacté.es jusqu’à aujourd’hui :

          • manque de respect des bénéficiaires en raison de manques de formation ;
          • manque de respect du RGPD, de la confidentialité ;
          • absence d’aide malgré des campagnes de séduction dans les médias, auprès d’influenceurs, des parrains fortunés ;
          • maltraitance de bénéficiaires en état de vulnérabilité ;
          • gouvernance autocratique qui masque potentiellement des actes illégaux ;
          • violences sexuelles et pédocriminalité ;
          • harcèlement ; 
          • abus de pouvoir, culpabilisation des bénéficiaires, manipulations, sexisme, intolérance ;
          • validisme ; 
          • etc. 

          Tout peut se passer n’importe où. Tant qu’il y a de l’opacité, une gouvernance isolée, des personnes charismatiques que l’on admire ou des personnes que l’on craint, on peut se dire que le terreau est fertile.

          Plus les bénéficiaires sont vulnérables, plus le risque augmente, d’autant plus que population vulnérable = possibilité de subvention !

          Dans la quasi-totalité des témoignages que nous avons eus, ce sont les victimes qui partent. Parfois, elles sont exclues avec pertes et fracas. Il ne s’agit pas seulement de groupes de sport ou de sorties. On parle parfois d’associations féministes, d’aide aux personnes précaires, handicapées, psychiatrisées ou aux enfants, etc.

          En général, les auteurs et les autrices leur savonnent la pente. Elles commencent par critiquer une personne gênante et lui attribuer des fautes bien avant que la victime ne se rende compte que quelque chose se trame. Quand la victime parle, elle a déjà une mauvaise réputation, elle a déjà été pathologisée ou autre, et les gens refusent de l’écouter, car ils se croient prévenus !

          Méfiez-vous. Si vous voyez des personnes qui partent sans raison ou qui avaient plein de défauts, posez-vous des questions.

          Nous avons aussi lu le rapport de la Fondation pour le droit continental, qui porte plutôt sur l’aspect économique des associations, où nous avons relevé cette phrase : 

          “Malgré l’importance indéniable des associations pour l’économie française, il n’existe à ce jour aucun dispositif de suivi fiable de ces structures. S’il existe un Répertoire national des associations (RNA), son contenu ne reflète que les déclarations d’associations effectuées en préfecture et ne fait en aucun cas l’objet d’une vérification.”

          Pour nous, il est crucial de verbaliser le fait qu’avoir un statut d’association ou de collectif ne signifie pas automatiquement être intègre ou utile. C’est la triste réalité. Nous conseillons aux personnes en quête d’une aide de frapper à toutes les portes.

          Quel est votre périmètre d’action ? National ? International ?

            Nous acceptons les témoignages et les appels visant toute association ou membre d’une association francophone. Nous sommes là pour (re)donner espoir et ouvrir des horizons.

            Par quels moyens les victimes de violence au sein de structures associatives peuvent-elles vous contacter ? 

            Nous sommes principalement sur Instagram, mais aussi sur Facebook, sur LinkedIn et sur Mastodon. Les victimes sont invitées à écrire un courriel ou un message privé.

            Quel processus est ensuite mis en place pour le suivi des dossiers ? Quelles actions menez-vous ensuite pour aider les victimes à obtenir gain de cause ?

              Nous prenons note de ce que la personne souhaite ou essayons de réfléchir avec elle à ce qui est le plus approprié. Nous lui faisons valider son témoignage ou son appel et le publions. En général, nous lui demandons qui sont les personnes à éviter/les protagonistes de l’histoire.

              Une fois l’appel publié, nous faisons un travail de fond pour l’acheminer à divers comptes de la région et le faire connaître à des personnes ciblées.

              Parfois, les personnes mises en cause nous écrivent. Le comportement de celles auxquelles nous avons eu affaire était tellement évident que nous n’avons eu aucune difficulté à les démasquer.

              Vous êtes présent-es sur les réseaux sociaux. Comptez-vous ensuite multiplier les points de contact et de communication (site(s) web, bureaux physiques locaux etc.) ?

                Nous resterons anonymes, sans entité juridique.

                Il nous est arrivé de tenir un stand physique, pour parler à des personnes qui ne sont pas sur les réseaux. Nous parlons aussi de l’initiative en privé, à des personnes qui nous entourent, à des soignant.es, etc.

                Quels sont vos objectifs à court, moyen et long termes ?

                  Nous aimerions avoir davantage d’abonné.es pour avoir plus d’appels et de témoignages, sensibiliser un maximum de personnes et obtenir un maximum de réponses !

                  Nous aimerions aussi faire un petit peu peur à certain.es.

                  Quelles sont vos priorités actuelles en termes de besoins humains, financiers et logistiques ? Comment les personnes qui nous lisent en ce moment peuvent-elles vous aider à faire la différence et à mener à bien votre mission ?

                    Nous avons une publication intitulée « Nous aider ou participer, comment ? » qui explique ce que tout un chacun peut faire pour nous donner un coup de pouce.

                    Par exemple, nous ne sommes pas très doués en graphisme, alors si une personne voulait nous aider, ce ne serait pas de refus.

                    Par ailleurs, les frais actuels (courriel sécurisé, VPN, nom de domaine, impressions, juristes…) sont à notre charge. Si chaque bénéficiaire de nos services pouvait nous donner ne serait-ce que deux euros, nous serions très content.es. Avis aux intéressé.es !

                    Pouvez-vous partager (anonymement s’il le faut) un dossier, un cas, représentatif des abus que vous dénoncez ? Son traitement ? Sa conclusion et ce qui a permis de mettre au jour des violences militantes et de permettre à la/aux victime(s) d’avoir gain de cause au sein de leur association ?

                    Comme nous n’existons que depuis le 20 novembre 2025, nous n’avons aucun dossier clos.

                    Deux exemples : 

                    1. Nous restons vagues pour protéger les personnes qui nous font confiance autant que nous pouvons.

                    Une association A, à visée sociale, a été signalée. Il se trouve que des élu.es étaient sur sa piste depuis un certain temps. Hélas, il fallait des preuves. La personne à l’origine du signalement en avait.

                    On a tout d’abord retrouvé une association B qui avait des griefs contre l’association A. L’association B a consulté une avocate, qui a donné son avis. Pendant ce temps, une autre personne a vu le signalement et l’a fait suivre à l’une de ses amies, une élue. Cette élue et une autre élue nous ont contacté.es. L’association B et une élue nous ont parlé d’une ONG à consulter. L’ONG a discuté avec la personne à l’origine du signalement et en a tiré un long rapport anonymisé décrivant des manquements et leurs incidences juridiques. Ce rapport va aider une élue à entamer une saisine devant d’autres élu.es et à ouvrir une conversation.

                    La personne à l’origine du signalement n’a donc trouvé aucune covictime, mais elle a quand même été agréablement surprise, et heureuse, de la tournure prise par les événements. Les élu.es étaient tout aussi surpris.es et heureux.ses de tomber sur cette personne qui acceptait de parler et possédait des preuves.

                    Tout s‘est passé très vite. Le premier mois, l’annonce était peu consultée, mais nous avons cherché des pages à suivre, pour qu’elles nous mènent vers des victimes par voie de suggestion. C’est ainsi que nous avons été suggéré.es aux bonnes personnes et que tout a démarré.

                    2. Nous avons appelé le 3919 pour confirmer les dires d’une personne et tenter de leur fournir une rétroaction. Nous nous sommes heurté.es à un mur, mais nous n’avons pas été surpris.es. Nous en avons fait une publication.

                    Quand vous publiez un appel à témoins pour trouver d’autres victimes ou des témoins, il peut ne rien se passer, ne rien se passer pendant un certain temps ou se passer quelque chose de totalement inattendu.

                    Dans le cadre de votre mission, nouez-vous des partenariats avec d’autres acteurs ? Si oui lesquels et avec quels objectifs/quelles missions complémentaires de la vôtre ?

                      Nous nous entretenons avec des associations des acteurs et actrices militant.es. Il peut s’agir d’anciennes victimes, d’élu.es, d’avocat.es, de professionnel.les du travail social, etc.

                      Si vous avez envie de nous aider ou de nous conseiller, n’hésitez pas.

                      Pour terminer, venez jeter un coup d’œil à nos appels à témoignages et abonnez-vous ou parlez de nous autour de vous !


                      Pour aller plus loin :


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